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L’année 2008 marque le 65e anniversaire de Action Cancer Ontario. L’amélioration du réseau de lutte contre le cancer de l’Ontario est un processus continu, mais nous sommes fiers de nos réalisations jusqu’ici et nous vous invitons à explorer notre graphique temporel interactif ci après, qui décrit les 65 années de notre histoire. Pour utiliser le graphique, déplacez tout simplement votre curseur dans le cadre et arrête vous sur l’année qui vous intéresse.
1943
Deux événements significatifs qui ont eu lieu en 1943 allaient modifier l’histoire de la lutte contre le cancer en Ontario : la province a adopté la Loi sur le cancer et, en avril de la même année, a créé la Fondation ontarienne pour la recherche en cancérologie et le traitement du cancer (FORCTC), qui est aujourd’hui Action Cancer Ontario.
Le 22 juin 1944, la Fondation tenait la première réunion de son conseil d’administration, qui comportait neuf membres. Moins de trois mois plus tard, le conseil consultatif médical de la Fondation organisait sa première réunion sous la direction du Dr Gordon E. Richards, qui fut alors nommé directeur général de la FORCTC.
Lors d’une réunion ultérieure du conseil consultatif médical, l’idée d’une centralisation des soins de cancérologie pour l’ensemble de la province fut soulevée pour la première fois. Le conseil recommanda alors que les traitements contre le cancer soient regroupés dans les cliniques existantes du gouvernement de l’Ontario, et que trois centres universitaires soient mis sur pied plus particulièrement pour l’enseignement de la cancérologie. Le conseil a également mis sur pied six comités, axés chacun sur l’un des aspects du programme de la Fondation, soit la recherche scientifique et clinique, la formation du public et des spécialistes, les centres de cancérologie et la gestion.
Grâce à une subvention de 500 000 $ de la province, la Fondation a entrepris la mise en œuvre de son programme. Elle est déménagée dans ses bureaux au 22, rue College de Toronto, le loyer étant alors de 204 $ par année. Les bureaux étaient occupés par le Dr Richards, une secrétaire à temps plein et un secrétaire trésorier à temps partiel appelé F.D. Beauchamp
Malgré ce début modeste mais ambitieux, la Fondation ontarienne pour la recherche en cancérologie et le traitement du cancer donnerait plus tard naissance à Action Cancer Ontario, organisme provincial essentiel responsable de l’attribution et de la supervision de près de 700 millions $ destinés à la santé publique. À partir de son équipe originale de trois personnes, la Fondation allait devenir l’organisme qui emploie près de 500 personnes et occupe des bureaux au 620 et au 505, avenue University, à Toronto, en plus de disposer d’un bureau auxiliaire à London.
1946
Une infirmière en chimiothérapie administre une injection intraveineuse
Les effets du gaz moutarde sur le sang et la moelle osseuse ont été constatés au cours de la Première Guerre mondiale et publiés en 1919. Cette observation mena à l’utilisation expérimentale de la moutarde azotée, dérivée du gaz moutarde, chez des patients présentant des lymphomes avancés. Malgré leur courte durée, les résultats positifs de ces essais ont incité les chercheurs à explorer l’utilisation d’autres médicaments pour lutter contre le cancer. L’ère de la chimiothérapie contre le cancer commençait.
Parmi les pionniers de la recherche sur la chimiothérapie contre le cancer, signalons le Dr O. Harold Warwick, qui fut reconnu comme le premier oncologiste médical au Canada. En 1946, un collègue invita le Dr Warwick à s’installer à Londres (Angleterre), où il réalisa et publia un essai clinique faisant appel à la moutarde azotée. « J’étais convaincu que ces méthodes de traitement, bien qu’à leurs premiers balbutiements, trouveraient un jour leur place avec la chirurgie et la radiothérapie pour le traitement du cancer », fit il observer.
Ces paroles se sont révélées prophétiques. Aujourd’hui, la chimiothérapie (également appelée traitement systémique) joue un rôle essentiel dans le traitement du cancer. Pour améliorer toujours davantage la qualité et l’innocuité de la chimiothérapie, Action Cancer Ontario travaille de concert avec ses partenaires régionaux en vue d’élaborer un Plan régional de traitement systémique pour dispenser dans la mesure du possible les traitements de chimiothérapie plus près du domicile des patients.
1947
Aile Victory de le l’Hôpital général de Kingston, qui a accueilli la première clinique de cancérologie de la Fondation en Ontario
Dès le milieu des années 1930, des instituts de radiothérapie ont été établis en Ontario, chacun associé à un important hôpital général. Le 20 mars 1947, près de trois années après sa constitution, la Fondation ontarienne pour la recherche en cancérologie et le traitement du cancer inaugurait sa première clinique de cancérologie. Occupant une superficie de 4 000 pieds carrés dans la nouvelle aile Victory de l’Hôpital général de Kingston, la Clinique de Kingston de la Fondation, auparavant appelée Institut de radiothérapie, permettait de regrouper pour la première fois sous un même toit les nombreuses disciplines qui traitent de la cancérologie, notamment des radiothérapeutes, des chirurgiens et divers spécialistes.
En 1954, la Fondation disposait de cliniques à Hamilton, Ottawa, London, Windsor et Port Arthur, près de Thunder Bay. Des cliniques furent par la suite aménagées à Sudbury et à Toronto. En 1984, ces huit cliniques de la Fondation furent renommées centres régionaux de cancérologie. Vingt ans plus tard, en janvier 2004, Action Cancer Ontario a transféré l’exploitation des ces centres régionaux de cancérologie à leurs hôpitaux d’accueil, et les activités des hôpitaux et des centres de cancérologie ont été intégrées en un seul programme. Depuis 2003, l’Ontario a ajouté six nouveaux centres de cancérologie à ses huit premiers.
1951
Démonstration du nouvel appareil de traitement par faisceau de cobalt 60
En 1951, sur la toile de fond de la guerre froide, les premiers appareils au monde de traitement par faisceau au cobalt 60 ont été installés à London et Saskatoon (Saskatchewan). En octobre de la même année, l’Hôpital Victoria de London devint le premier à administrer à un patient ce traitement révolutionnaire qui émettait des radiations gamma provenant d’un isotope au cobalt 60. Le traitement par faisceau au cobalt 60 était plus efficace contre les cancers profonds que les anciens appareils de radiothérapie.
1953
Structure générée par ordinateur de l’ADN (Courtoisie de Robert Guy, Institut national du cancer)
En février 1953, dix ans après la confirmation que l’acide désoxyribonucléique portait l’information génétique, les chercheurs de l’Université de Cambridge, James Watson et Francis Crick découvraient la structure en double hélice de l’ADN et la façon dont il se « scindait » pour se reproduire pendant la division cellulaire. Watson et Crick, de même que Maurice Wilkin (qui effectuait sa propre recherche sur l’ADN au Collège King’s de Londres) ont reçu le Prix Nobel de physiologie/médecine en 1962. Leur travail constitue encore aujourd’hui le fondement de la recherche en oncologie moléculaire.
1958
Salle d’attente principale du nouvel Institut du cancer de l’Ontario et de l’Hôpital Princess Margaret
Grâce à l’importante contribution financière de la Fondation ontarienne pour la recherche en cancérologie et le traitement du cancer, le nouvel Institut du cancer de l’Ontario et l’Hôpital Princess Margaret ont ouvert leurs portes le 25 septembre 1958. Peu après, le nouvel édifice accueillait également l’Institut de radiologie de l’Ontario, qui a déménagé ses appareils, son personnel et ses activités de l’Hôpital général de Toronto. En octobre de la même année, le Premier Ministre de l’Ontario faisait la présentation officielle d’un nouveau pavillon destiné à loger les patients ambulatoires de l’Hôpital Princess Margaret.
1958 a également marqué une autre étape importante dans l’historique de la lutte contre le cancer : la découverte du médicament anticancéreux vinblastine par Robert Noble et Charles Thomas Beer. Dérivée d’un arbuste du Madagascar appelé pervenche et consommée à l’origine sous forme de thé, la vinblastine réduit le nombre de globules blancs du sang. Ce phénomène a incité les chercheurs à explorer son efficacité pour la lutte contre diverses formes de cancer comme le lymphome. Les Drs Noble et Beer ont été admis en 1997 au Temple de la renommée médicale canadienne. La plus vaste des premières études ayant établi l’efficacité de ce médicament chez les patients atteints de la maladie de Hodgkin a été réalisée par O. Harold Warwick et son personnel à l’Hôpital Princess Margaret.
1960
Les Drs James Till et Ernest McCulloch, en 2005 (Courtoisie de l’Hôpital Princess Margaret)
Consciente du fait que bon nombre de patients atteints d’un cancer ne pouvaient pas assumer les coûts d’une chimiothérapie et d’autres médicaments comme les analgésiques, la Fondation ontarienne pour la recherche en cancérologie et le traitement du cancer inaugurait en 1960 son plan de paiement des médicaments thérapeutiques. Ce plan, qui était à l’origine offert aux patients atteints d’un cancer traités à domicile, a par la suite été élargi aux patients traités en clinique externe dans les centres régionaux de cancérologie.
À peu près à la même époque, les Drs Ernest McCulloch et James Till, un biologiste et un physicien qui travaillaient ensemble à l’Institut du cancer de l’Ontario, ont commencé à faire des essais sur les cellules de la moelle osseuse dans le cadre d’expériences visant à établir avec précision la sensibilité de la moelle osseuse aux radiations. Mais les nodules qui apparaissaient dans la rate des souris ont mené à une découverte accidentelle de la plus haute importance : chaque nodule provenait d’une seule cellule de la moelle osseuse. Cette constatation a permis d’établir l’existence des cellules souches et a mené aux transplantations de moelle osseuse et à d’autres traitements contre les maladies chroniques.
1970
En 1970, la section sur les Statistiques en cancérologie de la Direction de la recherche et de la planification du ministère de la Santé de l’Ontario fut transférée au bureau central de la Fondation ontarienne pour la recherche en cancérologie et le traitement du cancer. Ce réaménagement a porté la Fondation à prendre en charge le Registre des cas de cancer de l’Ontario, qui compile des statistiques sur le cancer dans la province, notamment des données à propos des nouveaux cas de cancer diagnostiqués en Ontario depuis 1964. Aujourd’hui, Action Cancer Ontario utilise ces données pour suivre l’incidence du cancer, les taux de mortalité et de survie ainsi que les tendances en matière de cancer, ces facteurs permettant aujourd’hui la planification des soins de cancérologie dans la province.
Les années 70 représentent une décennie importante dans la recherche en cancérologie. Le Dr Anthony Miller, de l’Institut national du cancer du Canada, analysait sans relâche l’efficacité des tests Pap pour la réduction du nombre de décès par suite d’un cancer de l’utérus au Canada. Ses efforts ont mené à la démonstration du lien entre le dépistage du cancer à l’aide des tests Pap et un déclin significatif du nombre de décès par suite d’un cancer de l’utérus chez les femmes de 30 à 64 ans au Canada.
1972
L’ordinateur GE 265 Mark I occupait une pièce complète
La Fondation ontarienne pour la recherche en cancérologie et le traitement du cancer est entrée dans l’ère technologique en 1972 grâce à un don de la Canadian General Electric Company : l’ordinateur GE 265 Mark I. Le Mark I, qui fut acquis au nom de la Fondation par son directeur des statistiques médicales, Alph Sellers, occupait une pièce complète dans les bureaux de la General Electric sur la rue King, à Toronto. La Fondation et les cliniques de la province étaient reliées à l’ordinateur par un réseau de télécommunication. Aujourd’hui, Action Cancer Ontario est un chef de file de la mise au point de systèmes de gestion de l’information qui améliorent la sécurité et l’expérience des patients atteints d’un cancer.
1982
Même pendant ses toutes premières années d’existence, la Fondation ontarienne pour la recherche en cancérologie et le traitement du cancer travaillait activement à élaborer et promouvoir les essais cliniques sur le cancer dans la province. C’est pourquoi, en 1982, elle réunissait tous les centres de cancérologie et mettait sur pied le Groupe d’oncologie clinique de l’Ontario,
organisme affilié qui réalise des essais cliniques sur le cancer dans la province et au Canada. Le Dr Peter McCulloch fut le premier directeur du Groupe.
Jusqu’ici, plus de 8 000 patients ont participé aux essais cliniques du Groupe d’oncologie clinique de l’Ontario pour de nombreuses formes de cancer. Le Groupe comprend une équipe d’environ 45 spécialistes, notamment des spécialistes de la méthodologie, des statisticiens, des chercheurs cliniciens et le personnel de recherche.
1983
Le Dr Tak Mak, chercheur en cancérologie (Courtoisie de l’Hôpital Princess Margaret)
Le Dr Tak Mak, de l’Institut du cancer de l’Ontario publie en 1983 son article aujourd’hui connu dans le monde entier sur le clonage des gènes récepteurs des lymphocytes, découverte qui s’est révélée essentielle dans l’élaboration de nouveaux traitements contre le cancer et de stratégies de prévention novatrices, notamment les vaccins contre le cancer.
1984
En 1984, en vue d’améliorer pour les patients atteints d’un cancer l’accès à l’information sur leur maladie et les ressources qui s’offraient à eux, la Fondation ontarienne pour la recherche en cancérologie et le traitement du cancer a mis sur pied en collaboration avec la Société canadienne du cancer un service provincial d’information sur le cancer. Aujourd’hui, la Société canadienne du cancer continue de gérer ce programme d’envergure, qui a été élargi afin d’offrir son aide aux patients atteints d’un cancer et aux familles dans tout le pays. Pour communiquer avec ce service, il vous suffit de composer le numéro sans frais 1 888 939 3333.
1990
Le dépistage du cancer du sein par mammographie permet de déceler les petites tumeurs avant qu’elles puissent être palpées
Au moment où des chercheurs aux États-Unis mettaient sur pied le Projet du génome humain en vue d’établir la composition génétique des êtres humains, la Fondation ontarienne pour la recherche en cancérologie et le traitement du cancer faisait également preuve d’innovation en lançant son nouveau Programme ontarien de dépistage du cancer du sein, premier réseau structuré de dépistage du cancer du sein dans la province. En 2003, le Programme a atteint une étape importante en disposant de 100 centres de dépistage dans son réseau. En 2008, le Programme compte aujourd’hui 139 centres de dépistage.
1992
Toujours chef de file au plan de l’orientation et de l’innovation et compte tenu de la longueur inacceptable des délais avant un traitement de radiothérapie, la Fondation ontarienne pour la recherche en cancérologie et le traitement du cancer a mis sur pied un bureau central temporaire en vue d’adresser les patients à des centres de cancérologie plus éloignés de leur domicile. Cette façon de faire n’a pas recueilli l’unanimité dans la province, mais les dirigeants de la Fondation estimaient qu’il s’agissait de la meilleure façon à l’époque d’offrir à tous les citoyens de l’Ontario un accès rapide aux traitements de radiothérapie. Le Bureau central de réorientation a été ouvert à nouveau en 1999 au moment où les délais avant un traitement de radiothérapie recommencèrent à dépasser les limites.
1994
1994 fut une année très occupée pour la Fondation ontarienne pour la recherche en cancérologie et le traitement du cancer. Elle mit sur pied l’initiative sur les Lignes directrices sur la pratique pour le traitement du cancer en Ontario en vue d’entreprendre la tâche essentielle de l’élaboration, la mise en œuvre et le contrôle de lignes directrices et de normes sur la pratique dans toute la province. Cette initiative, appelée aujourd’hui Programme de soins fondés sur la recherche, continues to improve the quality of cancer care by helping to apply the best scientific evidence in practice and decisions.
La même année, le Réseau de génétique du cancer de l’Ontario,
fut créé en vue de superviser la recherche sur le cancer familial et héréditaire, de même que le Groupe de travail de l’Ontario sur la prévention primaire du cancer. Les recommandations de ce groupe sur la façon dont les médecins de famille et les autres fournisseurs de soins primaires pouvaient contribuer à réduire l’incidence du cancer ont été publiées l’année suivante.
Le gouvernement de l’Ontario a décidé en 1994 de s’attaquer au problème du tabagisme par l’adoption de la Loi sur la réglementation de l’usage du tabac. La loi imposait notamment des règlements relatifs à la vente et à la consommation de tabac, plus particulièrement chez les jeunes de la province. En 2006, en vue de limiter les expositions à la fumée secondaire, la loi fut élargie en vue d’interdire le tabagisme sur les lieux de travail et dans les endroits publics fermés, et fut renommée Loi favorisant un Ontario sans fumée .
Au même moment, le gouvernement de la province rendait publique sa stratégie contre le cancer pour la province issue d’une consultation publique organisée en 1993. Ces activités ont mené à la mise sur pied du Réseau provincial de lutte contre le cancer, qui regroupait des représentants des patients atteints d’un cancer, des fournisseurs de soins de santé, des organismes, des groupes communautaires, des hôpitaux et des responsables de la planification. Le mandat du Réseau était d’élaborer un cadre général pour les services de cancérologie de la province. Ses recommandations ont été publiées en avril 1995 dans le Plan d’action contre le cancer du gouvernement de la province.
1995
Modèle généré par ordinateur d’une molécule de Taxol (Courtoisie de George McGregor, Institut national du cancer)
Au moment de l’autorisation pour administration dans la province du nouveau médicament chimiothérapeutique Taxol, la Fondation ontarienne pour la recherche en cancérologie et le traitement du cancer recevait une subvention de 5 million $ pour organiser un projet pilote sur son utilisation. Près de 1 000 patients atteints d’un cancer en Ontario ont reçu du Taxol dans le cadre de ce programme.
Aujourd’hui, le Programme de financement des nouveaux médicaments
couvre environ 75 % du coût de tous les médicaments intraveineux contre le cancer administrés en Ontario, une somme qui s’élevait à 176 millions $ en 2007. En 2011, ce montant devrait s’élever à 446 millions $.
Un autre événement digne de mention en 1995 fut la constitution de la Division des services informatiques de la Fondation, pour favoriser les applications de la technologie de l’information pour la collecte, l’analyse et l’application des données sur le cancer en vue d’améliorer les soins dans la province.
1996
En 1996, il était devenu évident que la population de l’Ontario devait profiter d’un réseau mieux organisé et harmonisé pour la lutte contre le cancer. Le ministère de la Santé de l’Ontario a alors nommé une équipe de transition pour mettre en œuvre un nouveau cadre provincial pour les soins de cancérologie. Ce nouveau cadre recommandait notamment la transformation de la Fondation ontarienne pour la recherche en cancérologie et le traitement du cancer en Action Cancer Ontario, organisme doté d’un mandat élargi et mieux structuré pour l’amélioration des services de lutte contre le cancer dans la province.
1996 fut également l’année au cours de laquelle la Fondation a joué un rôle d’innovation en travaillant de concert avec les représentants des organismes autochtones de l’Ontario en vue d’améliorer les soins de cancérologie pour les Premières Nations de la province. Ce partenariat reconnaissait que les services habituels de soins de cancérologie n’étaient pas appropriés pour rejoindre les peuples autochtones.
1997
Le chapitre suivant de l'identité de l'agence du cancer de l'Ontario
L’importance d’un nom : Le 29 avril, la Fondation ontarienne pour la recherche en cancérologie et le traitement du cancer devient officiellement Action Cancer Ontario. Ce nouvel organisme assure la coordination et l’intégration des services de traitement contre le cancer dans la province.
1998
Dès le début de son mandat, le nouvel organisme de cancérologie de l’Ontario commence la mise en œuvre d’un plan ambitieux visant à transformer le réseau de lutte contre le cancer. En vue de promouvoir la prévention et le dépistage du cancer, l’organisme se dote d’une Unité de la prévention du cancer qui s’attaque aux risques les mieux établis en matière de cancer : le tabagisme, l’obésité et l’inactivité physique. Aujourd’hui, les efforts de prévention restent axés sur ces secteurs, et sur une meilleure compréhension de la façon dont les carcinogènes professionnels et environnementaux provoquent le cancer.
En 1998, Action Cancer Ontario établit également un Réseau d’oncologie chirurgicale pour recueillir et diffuser de l’information sur les chirurgies contre le cancer. En servant de voie de communication entre les centres de cancérologie, les chirurgiens, les médecins de famille et les patients, les Réseaux visent à favoriser une meilleure prise de décisions et à rehausser les soins administrés aux patients. Aujourd’hui, le Programme d’oncologie chirurgicale continue d’améliorer la qualité et l’accessibilité des chirurgies contre le cancer en Ontario.
2000
Les tests Pap périodiques peuvent vous sauver la vie. C’est le message transmis par Action Cancer Ontario et le ministère de la Santé et des Soins de longue durée au moment de l’inauguration du Programme ontarien de dépistage du cancer du col de l’utérus,
mis sur pied en 2000 pour abaisser les taux de cancer du col de l’utérus dans la province. Chaque année, environ 500 femmes reçoivent un diagnostic de cancer du col de l’utérus, et environ 150 décèdent de cette maladie.
Aujourd’hui, le Programme travaille de concert avec divers partenaires pour faire en sorte que les femmes de l’Ontario aient accès à un réseau structuré et coordonné qui favorise des examens de dépistage du cancer du col de l’utérus de la plus haute qualité.
2001
Entre avril 1999 et mai 2001, environ 1 500 patients ont été adressés aux États-Unis pour y recevoir une radiothérapie. En février 2001, Action Cancer Ontario met sur pied à Toronto une clinique ouverte en dehors des heures habituelles pour dispenser plus rapidement des services de radiothérapie plus proches du domicile des patients atteints d’un cancer du sein ou de la prostate. La clinique est gérée par la Canadian Radiation Oncology Services par le biais d’une entente contractuelle avec Action Cancer Ontario. Cette solution novatrice mais controversée visant à améliorer l’accès aux radiothérapies a permis d’éviter d’envoyer aux États-Unis des patients de l’Ontario atteints d’un cancer.
Le Centre régional de cancérologie Toronto Sunnybrook, aujourd’hui appelé Centre de cancérologie Odette, et le Centre régional de cancérologie R.H. McLaughlin de Durham ont assumé en septembre 2003 la gestion de la clinique. Depuis lors, les temps d’attente avant une radiothérapie en Ontario ont été réduits progressivement et de façon significative grâce à une meilleure planification et à des investissements renouvelés dans les centres de cancérologie, les appareils de remplacement et le personnel.
2002
Établi en vue de contrôler et orienter les efforts d’amélioration de la qualité et de faire rapport au public sur le rendement du réseau de cancérologie, le Conseil de la qualité des soins oncologiques de l’Ontario est le premier organisme du genre au Canada. Le Conseil offre la possibilité aux patients, aux fournisseurs de services et aux responsables politiques de collaborer en vue d’améliorer le réseau de cancérologie de l’Ontario.
Travaillant de concert avec Action Cancer Ontario, le Conseil continue de souligner et d’évaluer les lacunes du réseau au plan du rendement de la qualité, en plus d’offrir ses conseils sur la planification et les priorités stratégiques. Chaque année, le Conseil et Action Cancer Ontario publient conjointement l’Indice de qualité du réseau de cancérologie, rapport fondé sur le web qui évalue le rendement du réseau.
2003
Rendu public au printemps 2003, le rapport Le cancer 2020, plan d’action pour la prévention et le dépistage du cancer, décrivait un plan d’action ambitieux pour Action Cancer Ontario et les autres organismes qui collaborent à la prévention et au dépistage précoce du cancer. Un rapport intérimaire a été publié trois années plus tard. Grâce aux efforts d’une vaste gamme d’organismes et de particuliers, des gains importants ont été réalisés dans la prévention et le dépistage précoce du cancer depuis la diffusion du rapport Le cancer 2020, plus particulièrement en ce qui a trait à la diminution des taux de tabagisme.
La même année, le Conseil de la qualité des soins oncologiques de l’Ontario rendait public son rapport inaugural, ouvrage en deux volumes qui décrit l’état des programmes et services de cancérologie de la province. Le document Rehausser la qualité des services de cancérologie en Ontario représentait la contribution de plus de 30 spécialistes du domaine de l’oncologie et traitait des principaux problèmes du réseau de cancérologie au plan de la qualité.
2004
Le Plan pour la lutte contre le cancer en Ontario, le chemin à suivre pour le réseau de cancérologie
La nouvelle année commence en force : dès le 1er janvier 2004, Action Cancer Ontario et ses hôpitaux partenaires adoptent une vision commune pour l’intégration du réseau de cancérologie afin d’améliorer les soins dispensés à l’ensemble des patients de la province. Les centres régionaux de cancérologie, auparavant gérés par ACO, sont officiellement intégrés aux hôpitaux afin de regrouper plus efficacement sous une même direction des services mieux structurés. L’objectif? Assurer un cheminement mieux coordonné et plus homogène aux patients atteints d’un cancer et à leur famille.
Ce changement sans précédent de politique a permis à ACO d’abandonner la gestion quotidienne des services de cancérologie pour axer davantage son travail sur la qualité, la responsabilité et l’innovation et conseiller plus efficacement le gouvernement sur les changements à apporter au réseau.
À l’appui de son nouveau mandat, Action Cancer Ontario a publié le Plan pour la lutte contre le cancer en Ontario 2005 2008, plan d’action triennal destiné au nouveau réseau de cancérologie de l’Ontario. Pour poursuivre les progrès réalisés depuis lors, Action Cancer Ontario a rendu public en mars 2008 son deuxième Plan pour la lutte contre le cancer en Ontario, qui décrit la vision et les stratégies nécessaires pour assurer la transformation de l’ancien réseau et la constitution d’un nouveau réseau d’excellence qui permettra à la population de l’Ontario de recevoir au moment opportun des soins de grande qualité axés sur les patients, quel que soit l’endroit où ils habitent, leur langue ou leurs revenus.
En novembre, Action Cancer Ontario a reçu du ministère de la Santé et des Soins de longue durée de l’Ontario le mandat de gérer le Système d’information sur les temps d’attente
en raison de sa vaste expérience des réseaux complexes d’information sur la santé dans la province. Ce système, qui est un élément essentiel de la Stratégie sur les temps d’attente du gouvernement de l’Ontario, est le premier système d’information à assurer le contrôle, la compilation et la diffusion dans le public de données sur les temps d’attente dans la province.
2005
Pour poursuivre la transformation du réseau de cancérologie entreprise en 2004 avec l’intégration des centres régionaux de cancérologie aux hôpitaux, Action Cancer Ontario a établi en 2005 des Programmes régionaux de cancérologie
pour répondre aux problèmes et besoins locaux, appliquer au plan local les normes et programmes provinciaux et améliorer l’accès, les temps d’attente et la qualité des soins. Les Programmes régionaux de cancérologie, qui regroupent les intervenants, les spécialistes des soins de santé et les organismes qui participent à la prévention du cancer et à la prestation des soins, assurent la gestion et la coordination des soins auprès des fournisseurs locaux et régionaux de soins de santé.
En collaboration avec le Conseil de la qualité des soins oncologiques de l’Ontario, Action Cancer Ontario.
a rendu public son Indice de qualité du réseau de cancérologie. Premier du genre en Amérique du Nord, l’Indice basé sur le web évalue les progrès réalisés dans la lutte contre la maladie et détermine les secteurs qui doivent être améliorés en matière de prévention, de traitement et de soins. L’Indice de qualité du réseau de cancérologie est mis à jour chaque année.
RCompte tenu de l’immense potentiel qu’offre la recherche sur le cancer en Ontario, le gouvernement de la province a affecté en décembre 2005 une somme de 142 millions $ sur quatre ans à la mise sur pied de l’Institut pour la recherche sur le cancer de l’Ontario.
En juillet 2006, le Dr Tom Hudson, chef de file d’expérience et chercheur généticien reconnu au plan international, a été nommé Président et Directeur scientifique de l’Institut. Sous sa direction, ce nouveau centre ontarien de recherche sur le cancer réunira des chercheurs d’envergure et divers partenaires en collaboration avec d’autres instituts de recherche provinciaux, nationaux et internationaux. Avec le temps, cette approche collaborative renforcera la réputation de l’Ontario au plan de l’innovation dans la recherche sur le cancer tout en permettant aux patients de profiter plus rapidement des traitements de pointe contre le cancer.
2006
Le CEIS permet aux patients de suivre eux mêmes leurs symptômes
Pour aider les patients atteints d’un cancer à surmonter les conséquences physiques et affectives de leur maladie et de leur traitement, Action Cancer Ontario a élaboré un instrument électronique facile à utiliser, appelé Collecte et évaluation interactive des symptômes (CEIS), qui permet aux patients atteints d’un cancer de noter leurs symptômes à l’aide d’un kiosque informatique à écran tactile dans leur centre local de cancérologie ou à leur domicile par le biais du réseau Internet. Les évaluations sont envoyées automatiquement à l’équipe de soins du patient, qui peut ainsi contrôler et gérer plus rapidement et plus efficacement ses symptômes.
Élaboré à l’origine dans le cadre d’un projet à court terme, le Système CEIS continue aujourd’hui d’être élargi dans la province. En 2008, il a été adopté par la British Columbia Cancer Agency et a également reçu un prix d’excellence pour l’innovation en matière de gestion de l’information sur la santé lors de l’Expo Innovation Santé.
2007
Le programme ContrôleCancerColorectal distribue des trousses de Test du sang occulte fécal (TSOF) dans la province
Le premier programme canadien de dépistage du cancer colorectal dans la population a été inauguré en janvier 2007 en Ontario. Deuxième forme la plus mortelle de cancer au Canada, le cancer colorectal peut être prévenu et, s’il est décelé de façon précoce, peut être traité efficacement ou guéri dans 90 % des cas. Le programme ContrôleCancerColorectal
favorise le dépistage auprès de la population de l’Ontario de 50 ans ou plus en distribuant largement des trousses de test du sang occulte fécal aux personnes exposées à des risques moyens, et en élargissant l’accès aux coloscopies pour celles qui ont des résultats positifs après le test ou sont assujetties à des risques accrus.
Tout comme le cancer colorectal, le cancer du col de l’utérus, qui est provoqué par des infections persistantes par le virus du papillome humain (VPH) peut aussi être prévenu. En 2007, l’Ontario a adopté un nouvel instrument très efficace dans sa bataille contre le cancer du col de l’utérus : un vaccin qui peut bloquer bon nombre d’infections par le VPH avant qu’elles surviennent. Le vaccin est surtout efficace s’il est administré aux filles avant le début de leurs activités sexuelles.
Un programme de vaccination volontaire contre le VPH dans les écoles de l’Ontario pour les filles de 8e année a été
inauguré au début de l’année scolaire 2007. Ensemble, le vaccin contre le VPH et les tests Pap périodiques offrent la meilleure protection contre le cancer du col de l’utérus.
Pendant ce temps, un groupe de partenaires du réseau des soins de santé a mis sur pied un projet de recherche à long terme en vue de mieux comprendre les facteurs de risque qui mènent au cancer et à d’autres maladies chroniques. L’étude sur les cohortes de cancer de l’Ontario, à laquelle participeront environ 150 000 citoyens de l’Ontario de 35 à 69 ans, assurera le suivi de leur état de santé pendant plus de 30 ans. À long terme, cette étude permettra de réunir une quantité sans précédent de nouvelles données à propos de la santé de la population de la province.
2008
La recherche scientifique est le moteur qui suscite les améliorations au plan de la prévention, du dépistage et du traitement du cancer lorsqu’elle se traduit rapidement dans la prestation des soins. Aujourd’hui, les patients atteints d’un cancer en Ontario vivent plus longtemps et profitent d’une meilleure qualité de vie en raison des progrès découlant de la recherche.
En 2008, Action Cancer Ontario a mis sur pied un nouveau programme de chaires de recherche ,
en vue d’accroître la recherche dans quatre domaines thématiques. Un groupe élargi de chercheurs permettra à l’Ontario de réunir une masse critique de scientifiques qui pourront appliquer la recherche en laboratoire au traitement direct des patients du réseau de cancérologie.
En 2008, le gouvernement de l’Ontario a également subventionné la mise sur pied du Centre de transfert des connaissances pour les soins infirmiers oncologiques Anna Maria de Souza, qui est un partenariat entre Action Cancer Ontario et l’Hôpital Princess Margaret. Ce centre offrira une formation spécialisée aux infirmières récemment diplômées et à celles qui travaillent dans les programmes de cancérologie pour leur permettre de mieux répondre aux besoins complexes de leurs patients.
Depuis ses modestes débuts il y a 65 ans, Action Cancer Ontario s’est transformé en un organisme qui distribue chaque année 700 millions $ pour les services de cancérologie en Ontario, et qui comporte un important réseau de 13 Programmes régionaux de cancérologie sous la direction de vice présidents régionaux. Nos efforts ont permis d’enregistrer un certain nombre d’améliorations significatives dans le réseau. Nous disposons aujourd’hui d’un ensemble commun de mesures pour le contrôle et la diffusion du rendement du réseau de cancérologie. Grâce à un modèle mieux intégré de prestations des services de cancérologie, les spécialistes en radiothérapie, chimiothérapie et chirurgie travaillent aujourd’hui dans un environnement multidisciplinaire. La mise sur pied de programmes de prévention, de dépistage, de soins palliatifs, d’évaluation et de traitement de la maladie permet l’adoption d’une approche plus structurée pour la lutte contre le cancer en Ontario.
Il est difficile d’imaginer les découvertes et les possibilités que nous offriront les 65 prochaines années. Mais en poursuivant nos efforts sur des bases solides et grâce aux partenariats établis depuis 65 ans, Action Cancer Ontario poursuivra ses efforts en vue de réduire les taux de cancer et d’offrir toujours de meilleurs soins à chacune des étapes. Année par année, décennie par décennie, nous nous rapprochons sans cesse de notre objectif, qui est de mettre sur pied le meilleur réseau de cancérologie au monde, un réseau dont tous les citoyens de la province seront fiers. Mais ce qui importe avant tout, il s’agira d’un réseau fiable qui assure la prestation en temps opportun de soins de la plus grande qualité, comme le mérite l’ensemble de la population.
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